11 tagged articles Saint Seiya

Prévenu(e)s, fictions et -petit- sommaire ! 26/02/2016

Prévenu(e)s, fictions et -petit- sommaire !
Sommaire des fictions

Fiction 1 => En cours
Titre
: La raison de l'amour n'est pas toujours la meilleure... (RAEPTM)
Sur : Amour Sucré
Prévenu(e)s: LittleChocolateRabbit / The-Insane-Child / Evyl / Fan-Fiction-AmourSucre-K /
Chapitres : Prologue / Chapitre 1 / Chapitre 2 / Chapitre 3 / Chapitre 4 / Chapitre 5 / Chapitre 6 /

Fiction 2 => En cours
Titre
: Au-delà de nos frontières (ADDNF)
Sur : Saint Seiya 
Prévenu(e)s : The-Insane-Child / LittleChocolateRabbit /  Midia-du-scorpion /
Chapitres : Prologue/ Chapitre 1 / Chapitre 2 / Chapitre 3 / Chapitre 4 / Chapitre 5 / Chapitre 6 / Chapitre 7 /
Autres plateformes :  /
 

Sommaire des OS
Un rêve (en lien avec ADDNF)
 

Rp's
Règles des rp's: Et ouais, y'en a et vous avez intérêt à lire !
Personnages (en secret) 
 
Habillage
Habillages-tous-blogs
 
Prévenu(e)s, fictions et -petit- sommaire !

 
Répertoires
RAEPTM
ADDNF
 
Critiques
Critique du blog
 
Prévenu(e)s, fictions et -petit- sommaire !

Tags : Prévenu(e)s - Sommaire - Fiction 1 - Fiction 2 - Os - Rp - Amour sucré - Saint Seiya

Répertoires - ADDNF 11/02/2017

Tags : Fiction 2 - Saint Seiya - Répertoires

Prologue-Au delà de nos frontières 25/06/2016

 Prologue-I'm back
 
Que dire de ma vie ?
Que dire de moi en particulier ?
Que dire hormis que je l'ai foutue en l'air ?
Que dire sur mon triste sort... ?
J'ai juste peur. Peur en regardant ces immenses escaliers, peur en regardant tous ces yeux qui me jaugent sans scrupule et peur d'être reconnue sans dommage...
Je m'appelle Elena. Mon nom a disparu le jour où j'ai abandonné les personnes qui me sont les plus chères.
Et si le malheur ne s'abat pas deux fois sur une même personne comme la foudre sur un endroit, je suis bel et bien cette fameuse exception qui confirme la règle...

- Bien ! Chevaliers, je vous présente Elena ! dit la voix qui semble signer mon arrêt de mort, soit celle de la déesse Athéna. Elena, vient !
 
Je respire un bon coup, avant de m'avancer, disparaissant de ma cachette qu'était ce grand rideau pourpre. Je me poste à la gauche de la déesse, qui est assise sur son trône. À sa droite, Shion, le Grand Pope. 
J'évite le regard des treize personnes agenouillées, trouvant soudainement les lacets blancs de mes converses vraiment intéressants. Je triture ma bague en acier, puis le coeur en saphir de mon collier en argent, essayant de me rappeler pourquoi est-ce que je suis là et surtout, pour me calmer. Pourquoi est-ce que je me suis mise dans cette galère. Allez Elena, respire, me souffle ma conscience. Ce n'est qu'un mauvais moment à passer...

- Elena ici présente va rester ici un mom-
- Ahem Déesse... Acceptez mes excuses pour cette interruption mais pourriez-vous nous dire pourquoi avez-vous décidé de faire cela ? Enfin, je veux dire, nous présenter cette jeune fille... demande l'un des hommes agenouillé devant la déesse, la coupant dans sa phrase.
- Cela ne regarde qu'elle et moi, déclare Athéna en regardant un petit sourire le chevalier aux cheveux bleus nuit. Tout ce que vous devez savoir est que vous allez héberger cette fille et que vous aller l'entraîner !
- PARDON ?!
 
Cette exclamation est dite de façon collective par toute l'assemblée, même le Grand Pope, debout près de sa déesse. Je ferme un instant les yeux et les ré-ouvre. Je me pince, peut-être que ce n'est qu'un mauvais rêve...
Non, ils sont encore là, les yeux grands ouverts, attendant une réponse... Sûrement... 
Athéna se tourne vers moi, me faisant comprendre que c'est à moi de me justifier. 

- Ahem... Vous devez vous demander qui je suis... Je... Je ne suis pas là dans le but de vous faire du mal ou autre chose. Je suis juste là parce que... Je... Je... Je dois retrouver ma famille qui semble perdue ici et connaissant Saori-san... Enfin Athéna, celle-ci m'a proposé de venir ici, le temps que je retrouve ma famille. Bien entendu, je ne veux pas être un poids pour vous et aiderai tout le monde, dès que l'occasion me sera donnée. Je sais aussi me battre et être ici et peut-être une bonne chose, en vue d'un entraînement... J'aimerais devenir plus forte... ajoutais-je en baissant ma tête, comme vaincue.
- Et... Ta famille, tu sais où elle est ? déclare une voix qui me semble lointaine.
- Heu... Je sais qu'elle résidait à Athènes. C'est tout. Mais je vais m'y mettre dès maintenant pour ne pas vous importuner plus qu'il n'en faut !
- Dans tous les cas, vous allez devoir vous occuper d'elle. Elle va résider dans l'un des temples et bien entendu, celui de son signe astrologique. Étant donné qu'elle est Verseau, le choix est vite fait, déclare la déesse en regardant celui qui me semble être le Chevalier d'Or du Verseau. Bien, je vais vous laisser, sinon mon avion va partir sans moi.
 
La déesse se lève de son trône, salue l'assemblée et repart comme si de rien n'était, tout en m'adressant un petit regard d'encouragement. Merci Athéna... Moi, je reste figée devant tous ces yeux qui me semblent plus contraints qu'autre chose à me supporter. À partir de maintenant et jusqu'à que je retrouve ma « famille »
Et c'est à partir de maintenant que mon destin recommence...
 
*** *** ***
 
Hey les gens !
Prologue corrigé de ma seconde (fan)fiction, au delà de nos frontières ! (ADDNF)


J'espère qu'il vous plaira et faîtes moi part en commentaires de vos avis !
^^ 
Bizes, Ayumu~
 

Tags : Prologue - Fiction 2 - Saint Seiya

Chapitre 1- Au delà de nos frontières 31/12/2016


Chapitre I-C'est là que tout commence
Je descends les marches, suivant tant bien que mal mon « hébergeur »
Deux valises, que je ne cherche pas à porter tant elles sont lourdes, traînent sur les marches et font un bruit absolument horrible. Ça me tue mais je ne peux pas les porter. C'est impossible ça aussi.
- Hey, tu peux pas porter tes valises ? me fait Camus avec un regard froid.
- Désolée... Elles sont super lourdes... essayaie-je de me défendre tant bien que mal en souriant timidement. Mais je peux les porter !

Je lève les yeux vers lui et le défie presque du regard. T'as qu'à m'aider à les porter ces valises au lieu de me laisser comme une merde en plein milieu de ces foutus escaliers tandis que tu les descends avec ton air princier qui m'insupporte...
- Moi aussi, je suis enchantée de te rencontrer... dis-je de façon tour à fait ironique.
- T'inquiètes pas ! Il est toujours comme ça avec les inconnus ! Mais bon, il est cool au fond...
- Hum ?
 
Je me tourne et tombe nez-à-nez avec des cheveux bleus foncés et un sourire franc et amical. Enfin une personne qui me semble sympathique à mon égard !
- Milo, chevalier d'Or du Scorpion. Enchanté ! me dit-il en me tendant sa main droite. 
- Elena, sans titre officiel... Tout aussi enchantée. répondis-je en lui serrant sa main tout en lui rendant son sourire.
 
Ses yeux se voilent à l'entente de mon prénom et il semble perdu en pleine bataille émotionnelle. Il relâche un sourire amical et me propose de prendre une valise.
 - Eh ben... T'as pas d'chance, déclare-t-il !
- Pourquoi donc ?
- Tu vas devoir vivre avec Camus et moi !
 
Il rigole tandis que je le regarde, les yeux pleins de questions... En fait si, c'est simple... Ils sortent enfin ensemble. 
 - Je sors avec lui et squatte la plupart du temps son lit... Enfin sa maison plutôt !
- Au moins, je vais vivre avec une personne qui m'est amicale...
- Oh... Camus est vraiment gentil, tu sais, me dit-il avec un sourire un peu navré... C'est juste qu'il ne sait pas exprimer comme il se doit ses sentiments...
- Mouais...
- Bon, on s'occupera de tout ça quand on sera arrivé. En attendant, je vais t'aider à porter tes bagages.
- Merci Milo...
 
Je baisse les yeux et l'entends prendre l'une de mes valises. Il commence à descendre les escaliers et je me décide à prendre l'autre valise. Je le suis, ployant sous le poids de mon bagage plein à craquer et j'arrive enfin au temple du Verseau. Camus y est, sirotant un thé. Je le regarde, avec un regard vide et sans c½ur, comme lui.
- Eh ben... C'est le grand amour ! ricane gentiment Milo.
- Milo, tu peux conduire notre... Nouvelle à la chambre d'amis ? fait Camus sans tenir compte de la remarque de son petit ami. 
- De ce pas mon c½ur ! Suis-moi Elena.
- Je te suis !
 
Je suis Milo dans le couloir qui me semble glacial -aussi avec le propriétaire dès lieux...- et il me montre une grande chambre aux couleurs neutres.Un lit deux places est contre le mur en face de moi, coincé dans le coin du mur face-gauche, la tête de lit dans ledit coin de mur. Un grande fenêtre longe le mur où est mon lit, propageant une douce lumière dans toute la chambre. Il y a une table de chevet, avec un réveil et une lampe de chevet. Je vois un bureau, sur l'espace entre mon lit et le mur de droite. Des étagères courent sur le mur de droite et enfin une armoire, plutôt grande qui est « ancré » dans ce mur. Vous savez, les placards coulissants ! L'espace qu'il reste, je compte bien le combler par quelques babioles... Par exemple des posters -même si je pencherai plus sur les photos- ou une autre connerie qui va bien montrer que c'est ma chambre maintenant...
- Elle te plaît ?
- Je n'ai pas à me plaindre... Mais oui, elle me plaît ! Merci. Je vais m'installer...
- D'accord. Appelle-moi si tu as un souci Elena !
- D'accord...
 
Il sort de la chambre, laissant mes valises sur mon nouveau lit. Je les ouvre, après avoir fais les deux codes qui protègent mes précieuses affaires.
D'abord, mes vêtements, que je plie et range dans l'armoire grande ouverte. Puis je remplie les étagères de mes livres, quelques mangas, acquis au cours de ma vie, et romans, ainsi que une ou deux photos et des CD et des DVD. Des babioles en tout genre aussi... Je pose mon ordinateur portable sur le bureau puis ajoute quelques trucs qui me donne l'impression d'être dans ma chambre. La mienne...
Je mets mes deux valises en haut de mon armoire et fais mon lit avec des draps trouvés précédemment dans l'armoire.
Il est 18H30... Je sors de ma chambre et regarde le couple assis sur le canapé.
- Dîtes... Je voulais savoir si... Enfin si vous aviez quelque chose de prévu ce soir... Par exemple une soirée entre amoureux... dis-je doucement en m'approchant des deux hommes.
- Non. déclare Camus d'un ton sec et froid. On avait rien de prévu et finalement, c'est mieux puisque tu es là...
 
Inspire et expire Elena. Ça va aller...
Tu sais quoi ? Crache lui dessus ce que t'as conseillé de dire ce foutu blond.  
- Alors écoute-moi très attentivement, Camus du Verseau ! Tu es décris comme un homme froid, antipathique, sans sentiments... Mais des dires de ton disciple Hyôga, tu es aussi un homme qui a aussi des sentiments, qui aime, qui pleure, qui crie et qui ne laisse rien paraître pour ne pas blesser et ne pas montrer ses faiblesses comme on te l'a si bien appris, chevalier des glaces ! Eh ben avec moi, ça ne marche pas ! Je sais pas pourquoi tu m'as en haine mais tu vas te calmer ! Pigé ?
- Heu... fait Camus. Eh ben, c'est qu'elle a du répondant la petite !

Il éclate de rire et me regarde avec amusement. Il est vraiment bizarre... Je me retiens de sortir un: « Ne serais-tu pas bipolaire Camus du Verseau ? » Ses yeux sont maintenant chaleureux et il m'invite à m'asseoir sur le canapé.
- Bon, dis-moi ce qui t'amène Elena.
- Ma famille disparue... Il y a longtemps de cela. Et puis un jour, on m'a dit avoir retrouvé leurs traces ici... Et Saori-san m'a dit de venir ici, au Sanctuaire le temps de mes recherches... Le temps que je les retrouve.
- Ah d'accord. Mais dis-moi Elena, tu sais au moins ou commencer tes recherches ?
- Plus ou moins... Mais je trouverai ! déclarais-je en souriant de toutes mes dents.
 
Les deux chevaliers me parlent de la vie quotidienne au Sanctuaire, me parlent de tous les chevaliers en détails. J'ajoute qu'il ne faut rien changer de leurs habitudes pendant mon séjour ici... Je regarde l'heure défiler le long de l'horloge murale et remets ma sortie de découverte du « domaine » à demain.
Je me propose pour préparer le repas et file dans la cuisine. Je mets quelques minutes à prendre mes marques mais très vite, je m'affaire au repas. Je regarde la nourriture à ma disposition -notant au passage que les deux Chevaliers ont dû faire des courses récemment- et décide du repas que je pourrais faire.
Une heure plus tard, j'annonce la fin de la préparation du repas et Milo met la table, en parfait gentleman.
- Qu'as-tu préparé ?
- Un gigot d'agneau... J'arrive -paraît-il- à bien les préparer...
- À nous d'en juger ! déclare Camus. 
- J'espère bien que tu sais les faire ! fait Milo. En tout cas, il m'a l'air très bon !
- Merci...
 
Ils dévorent presque mon repas et je suis vraiment... Fière de moi. Je regarde le plat se vider avec une douce fierté au fond de mon c½ur.
- Je confirme, tu sais vraiment très bien faire les gigots d'agneaux !
- Merci Milo...
- Confirmation de ma part. ajoute Camus. Tu cuisines vraiment bien.
- Attention, je suis nulle en cuisine ! Il n'y a que quelques plats que j'arrive à faire mais sinon, c'est peine perdue !
- Ne dis pas ça. Avec un peu d'entraînement...
- Et l'aide d'Hime ! ajoute Milo. Hime cuisine vraiment bien !
- Hime ?
- Elle réside chez les Gémeaux. dit Milo. Elle est ici depuis... Toujours.
- Toujours ?
- On l'a recueillie il y a des années de cela. Et elle vit avec nous.
- Oh... Elle n'était pas là quand je suis arrivée...
- Normal. dit Camus. Elle n'est pas chevalier... Je sais, c'est étrange mais de tout de manière, elle ne voulait pas vraiment y aller, alors...
- Je vois. Je la rencontrerais de tout de manière demain.
- Yep... Un film, ça te tente ? demande subitement Milo.
- Pourquoi pas ? Vous avez quoi en stock ?
Des films vus des millions de fois, exagère Milo !
- Bon alors je vais regarder ce que j'ai...
 
Je vais dans ma nouvelle chambre, si on peut dire ça comme ça, et regarde ma collection de DVD emmenés... Un film bien con, s'il vous plaît ! Ah, lui il a l'air bien tiens !
- J'espère qu'il va vous plaire...
- Qu'est-ce que c'est ?
- Un film que j'ai piqué à un pote...
- Je l'ai vu ! s'exclame Milo. Il est trop bien ! Tu vas voir Camus, tu vas te marrer modèle géant !
- Ok... fait Camus en fonçant légèrement des sourcils, doutant de l'origine de l'expression de son compagnon.
 
On s'assoit sur le canapé et j'appréhende un peu... Si ça ne plaît pas à Camus, je suis dans la merde... Vraiment...
Pourquoi je pense ça moi ?!
Après ce film, ponctué de quelques commentaires et fous rires, je m'aperçois avec contentement que ça a plu à Camus, surnommé "Glaçon" par son compagnon.
- Alors... ?
- Il est vraiment bien !
- C'est vrai ?
- Si, si, je t'assure ! Bon, il faudrait se coucher maintenant. Demain, tu as ta visite du Sanctuaire.
- C'est vrai ! Et je vais aussi débuter mes recherches familiales ! Allez, bonne nuit!
- Bonne nuit ! disent en c½ur les deux chevaliers.
 
Je les salue et vais dans ma chambre récupérer mon pyjama et mes affaires de toilettes avant de me rendre dans la salle de bain. Je prends une douche rapide et me brosse les dents comme il se doit. Au loin, dans la cuisine, j'entends l'eau couler. Il y en a un des deux qui fait la vaisselle. Ou les deux, rectifie-je en entendant les bruits de bataille d'eau. Je secoue la tête vivement et retourne sans bruit dans ma chambre. J'ai mis mes vêtements à laver et espère qu'ils seront vite propres.
Je m'assois sur mon lit puis m'allonge, avec un râle de fatigue. Je soupire d'aise en sentant la caresse de ma couette. Je sens que je vais bien dormir moi.
 
Le lendemain, je suis réveillée en sursaut par un petit garçon qui saute sur mon lit. Des cheveux roux flamboyants et des yeux violets pâles...
Kiki ?!
- Coucou Elena ! Tu m'as trop manqué !
- Toi aussi... Mais... Qu'est-ce que tu fais là ?
- Bah... Je vis ici !
- Dans ma chambre ?!
- De quoi ?! Mais non !
- Attends... dis-je en regardant l'heure sur le réveil. Il est 8H30 Kiki alors mon cerveau n'est pas opérationnel...
- M'en fout ! réplique-t-il dans un air désinvolte. Debout ! J'ai une visite à te faire faire !
- C'est pas vrai...
 
Je soupire et lui faire signe de sortir de ma chambre, le temps que je m'habille. Je mets un jean noir, une chemise rouge à carreaux noirs ouverte sur un T-shirt noir, non sans faire attention à mon tatouage. Manquerais plus qu'on le voit... Et là, ce sera la fin... Mes converses enfilées, me voilà prête à « affronter » mes nouveaux... Colocataires ? Je ne peux rien affirmer, pour le moment... Quelle drôle d'idée Saori-san a eue de m'envoyer ici...
Et Elle aussi d'ailleurs. 
C'est un complot. Un énorme complot.
Je suis Kiki en dehors du temple du Verseau. C'est vrai que je connais pas cet endroit... 
Malgré l'expression qui prône sur mon visage, soit celle de la fille ml réveillée, je suis extrêmement contente de revoir le petit garçon qui me fait visiter les lieux. N'empêche, il m'a manqué ce gamin...
Kiki est actuellement -si ce n'est qu'il l'a toujours été- un apprenti. Élève et fils « adoptif » de son maître répondant au nom de Mû, c'est le petit garçon le plus adorable qu'il m'a été donné de voir. D'une nature joviale et enfantine, il est aussi -et ce pour notre plus grand malheur- absolument increvable. Une vraie pile électrique qui n'en manque pas une pour faire une gaffe. Un amour quoi... Nous montons les grands escaliers, jusqu'au treizième temple. Je regarde longuement le magnifique paysage qui s'offre à moi. Tout Athènes s'étend sous mes yeux qui ne pourraient jamais oublier cette vue...
- C'est beau, n'est-ce pas ?
- Hein ?
 
Je me tourne et fais face à deux hommes, encore des chevaliers... L'un à des cheveux bruns foncés bouclés et des yeux bleu-vert. L'autre a les même cheveux que le premier, même si ses cheveux sont plus clairs, et ses yeux sont un peu plus bleu, plus turquoise. 
- Elena, je te présente Aioros et Aiolia. Chevaliers respectifs du Sagittaire et du Lion. Aioros est aussi le grand frère d'Aiolia et le sauveur de la vie d'Athéna ! dit Kiki en désignant Aioros puis Aiolia.
- Ah oui, on m'a raconté... Et dîtes-moi, vos retrouvailles se sont bien passées ?
- Très bien ! s'exclame Aiolia. Je n'ai jamais été aussi heureux de voir mon grand frère !
- Je n'en doute pas... dis-je doucement en regardant le grand frère attraper le plus jeune par le bras.
- Mais dis-moi... Je t'ai déjà vu quelque part. dit Aiolia en fronçant des sourcils.
- Enchantée de faire votre connaissance chevalier de mes sous, incapable de battre une fille sans défense. dis-je en faisant une révérence avec un sourire des plus ironique.
- Je le savais ! Tu es la fille qui était avec les autres quand je suis venu la dernière fois au Japon !
- Et tu as essayé de me tuer... Mais bon, je m'en suis sorti avec deux côtes cassées et une arcade sourcilière en sang...
Pardon ?! s'exclame son grand frère, estomaqué.
- Tu peux même pas imaginer la honte frangin... La honte !!
- Et oui. C'est ce qu'il se passe quand on me cherche : on me trouve. M'enfin, il m'a quand même pété le bras ce con... En plus de mes deux côtes... 
- Et elle dit ça avec une tête du style « Tu n'as réussi à me briser que le bras » !
- Et le pire, c'est que je n'ai eu mal que pendant quelques jours... Après, j'ai laissé couler... Bon, j'ai quand même eu un plâtre ! fis-je au Lion en lui tirant la langue.
- Nan mais... !
- Bon, c'est pas tout mais je dois faire visiter moi ! dit Kiki, me sauvant sûrement d'une mort certaine.
- Tchao !

Je m'élance à la poursuite du petit garçon, laissant les deux frères me regarder avec un air exaspéré... Vous pensiez sérieusement que j'ai la langue dans ma poche ? Eh ben non !
Il me montre les « falaises » puis le lieu où tout le monde s'entraîne... Et où il y a tout le monde, justement
- Viens !
 
Kiki me tire par le bras et m'entraîne vers ce... Vieil amphithéâtre dirait-on... Enfin, il est plutôt en ruine...
Je regarde tous ces yeux qui se tournent vers moi, et aperçoit Camus et Milo. Je leur fait un petit « coucou » discret de la main et me tourne vers toutes ces paires d'yeux inquisitrices en face de moi...
- Coucou les gars ! Regardez qui a voulu daigner sortir de son lit ! fais Kiki en me désignant.
- Hé ! Dis pas ça ! Je te signale juste qu'à 8H30, je dors !! « Enfin avant... C'était différent», rajoute-je pour moi même. 
- Oh, c'est bon ! T'avais qu'à fermer ta porte à clé !
- Ouais c'est ça ! Tu te serais téléporté dans ma chambre et comme j'aurais cru que tu étais un agresseur, tu te serais fait juste tuer !
- Enfin des vacances ! s'exclame l'un deux. Là gamine, tu as mon respect total !! Parce que j'en peux plus de la tronche de ce mioche !
- Hé ! C'est pas sympa ça Angelo !
- M'en fout.
 
Il tire la langue et me fait un sourire méchant... Sympa...
N'est-ce pas lui qui me disait quelques secondes plus tôt que j'avais son respect ?
- Je propose que l'on se présente tous plus ou moins. déclare Camus. Au moins, pas d'ambiguïté à venir. Du style, inversion des prénoms ou autre.
 
Tout le monde soupire, ils sont contraints de le faire « parce que c'est comme ça » selon Camus, et je les regarde se présenter... J'ai pas envie de leur dire que je les connaît déjà tous sur le bout des doigts mais bon... Au moins, j'apprends un ou deux trucs cool et je m'aperçois que j'ai quand même loupé des trucs récemment.
Présentons les rapidement... 
Mû, chevalier d'Or du Bélier. Il a de longs cheveux lavande, des yeux bleu, comme ceux d'Aiolia, et des points de vie de la même couleur que ses cheveux en guise de sourcils. Il ne m'a adressé qu'un « Enchanté Elena » plutôt aimable. Il ne parle pas beaucoup, comme avant... 
Aldébaran, chevalier d'Or du Taureau. D'une grande carrure -est-ce possible d'être aussi imposant ?-, il a de courts cheveux violets foncés, un mono-sourcil des plus remarquables et des yeux marrons. Un « Salut petite ! » m'a accueilli. Et je l'aurais sûrement mal pris si cette salutation si elle n'avait pas été si joyeuse. 
Saga, chevalier d'Or des Gémeaux, à l'imposante et indomptable -excusez le terme mais est-ce possible, là aussi, d'avoir de tels cheveux ? On dirait qu'il ne les a jamais coiffés...- chevelure bleue et aux yeux turquoise. « Bonjour... » est la seule chose qui sera sortie de sa bouche restée close depuis le début.
Kanon, deuxième Gémeaux, ressemble traits pour traits à Saga. Et deux chevelures impossibles à coiffer, deux ! Cependant, Kanon a les yeux un peu plus verts et les cheveux plus clairs. « Hey, enchanté ! Ais-je le droit de te donne un surnom ? » ou... Bonjour-j'en-ai-marre-et-je-veux-des-amis...
DeathMask -Angelo pour les intimes-, chevalier d'Or du Cancer. Cheveux courts en épis bleus nuits, yeux de la même couleur et sourire sadique scotché aux lèvres. « Hey...» est la seule chose qu'il m'a dite, mis à part le fameux respect « total ».
Aiolia, chevalier d'Or du Lion, déjà présenté. Il se sera contenté de me grogner quelque chose au visage.
Shaka, chevalier d'Or de la Vierge. Longs cheveux blonds, yeux clos -mais je sais qu'ils sont vert, grâce aux dires d'Ikki- et troisième oeil rouge sur le front. Il n'y a qu'un simple « Enchanté » qui traverse ses lèvres. Et rien d'autre n'est dit...
Dohko, chevalier d'Or de la Balance. Cheveux bruns courts, grands yeux verts et sourire gamin. Il n'était pas vieux de plus 600 ans il y a à peine deux ans lui ? Un « Hello la jeune ! » qui fait sourire, parce que je n'ai droit qu'aux « Madame » maintenant...
Milo, chevalier d'Or du Scorpion. Je le connais déjà lui hein... Cheveux longs -comme ceux des jumeaux tient- bleus nuits avec de légères boucles, yeux bleu saphir et toujours le même sourire amical. Il me tire la langue, s'étant déjà présenté la veille.
Aioros, chevalier d'Or du Sagittaire. En moins d'une vingtaine de minutes, il n'a pas changé, non ? Un sourire amusé fait la macarena sur son visage, contrastant avec la mine renfrognée de son petit frère. 
Shura, chevalier d'Or du Capricorne. Cheveux courts noir aux reflets verts, yeux gris-marron perçants et mine blasée. Un court et presque ennuyé « Mmh...? Enchanté » franchi ses lèvres. Sympathie bonjour. 
Camus, chevalier d'Or du Verseau. Longs cheveux bleu-vert foncé, yeux bleu-violet et sourcils légèrement froncés. Il ne dit rien, je ne dis rien. Rencontrés la veille...
Aphrodite, chevalier d'Or des Poissons. Longs cheveux bleu clair, yeux de la même couleur, lèvres rosés et petit grain de beauté noir sous l'oeil gauche. Il est -car oui, c'est un homme- le seul à me prendre dans ses bras et à me sortir la plus longue tirade de rencontre au monde: « Bonjouuuur !! Comment ça va ? Moi, c'est Aphrodite ! Enfiiiiiin bref, tu le sais déjà, non ? Une nouvelle fille ! Et mon dieu, ces cheveux !! Il faudra que tu me dises quel shampoing est-ce que tu utilises parce que qu'est-ce qu'ils sont douuuuuuuuux ! Ah je crois que je tombe amoureux~ ! Pas de toi hein, parce que de un, je suis en couple et gay, et de deux, je parie que tu as déjà un petit ami ! Et tes yeux ! Ces siiiii beaux les yeux bleus !! Et ce n'est pas parce que les miens sont bleu, hein ! Et puis... Et puis... ». Il s'est arrêté parce qu'il n'arrivait plus à respirer... Et la seule chose que j'ai réussi à dire est « Merci... Mais... Là j'étouffe... Et puis, je n'ai pas de petit ami mais merci... »
Après que le Poissons m'ai libéré, on me fait un petit cours d'histoire et tout le monde me raconte -de leur point de vue car la version Bronze, je la cobnais- cette histoire à dormir debout sur la déesse Athéna et tout le tralala...
- Eh ben... C'est une sacré histoire que vous me chantez là... Bravo Saga, je te remets le titre du meilleur salopard de l'année 2016 !
- Hé !
 
Je m'étais tournée vers le fameux Saga, sourire en coin. Il fait semblant de s'offusquer mais on peut tous lire dans son regard qu'il est d'accord en tout point avec ce que j'ai dit. Bon, je sais que c'est con de dire ça mais j'aimerais bien le rencontrer ce Saga-gris tient...
Ouais en fait non...
Shura me propose soudainement un petit duel de rien du tout pour juger mes capacités physiques.
- Tu sais, ce n'est pas parce que je suis une fille qu'il va falloir que tu mesures tes coups !
- Je n'ai pas envie d'avoir une blessée sur le dos...
- Tu vas me faire pleurer. ironisais-je tout en essuyant une larme imaginaire.
- Sur quoi suis-je donc tombé comme adversaire... ?
- Sur le genre sadique et psychopathe mon chou... !
 
Il regarde les autres et certains lancent quelques paris à la con sur qui va gagner. Je crois que c'est Shura qui est désigné d'office vainqueur... Désolée les p'tits c½urs mais j'aime pas perdre...
Angelo siffle le début du « combat » et je vais vous dire que c'est maintenant que ça devient intéressant...
 
*** *** ***
 
Je n'ai pas envie de tout planter. Ma véritable aventure commence ici et maintenant. Tout commence à nos origines, non ?
 

Et un premier chapitre corrigé, un !
J'espère qu'il vous aura plu et merci de me faire part en commentaires de vos impressions !


Bizes, Ayumu~

Tags : Chapitre 1 - Fiction 2 - Saint Seiya

Chapitre 2-Au delà de nos frontières 28/02/2017


Chapitre II-Tu crois que je vais te laisser gagner ?
 
On nous regarde le plus sérieusement du monde.
Aucun mouvement...
Des humains, sans Cosmos.
Je jauge mon adversaire du regard et il en fait de même. Un « vous en mettez du temps ! » sort des gradins et rien qu'à l'instinct, je sais que c'est Angelo. Je vois mon adversaire s'élancer vers moi et je lâche un « Tous les coups sont permis ! » avant de me baisser pour éviter le coup de poing. En attendant, je fais un glisser sur le sable et tape dans le tibia de Shura qui lâche un juron.
Je me lève en vitesse et le frappe au visage. Une bonne vieille droite, ça réveille. 
- Hé Shura, t'es en train de te faire battre ! Par une fille de surcroît !
 
Je regarde Angelo avant de lui faire un doigt d'honneur, avec innocence. Et me reçoit un coup de poing dans le ventre. Hé, c'est un coup par derrière ça ! C'est déloyal !
J'ai la respiration coupée et entends quelqu'un plus haut jubiler... Encore ce maudit Cancer... Si je le choppe, il va rien comprendre au délire... Dans un élan de faiblesse, je ne vois pas le genou qui s'écrase sur mon visage.
Ça fait mal ! Je crois que j'ai du sang qui coule de ma bouche, j'ai cet horrible goût métallique en bouche... 
- Bah alors, tu as perdu ta langue ? me nargue Shura.
 
Je lui tire la langue, pour lui montrer qu'elle est là. Et frappe son ventre. Les coups pleuvent, sur moi comme sur lui. Un coup de pied fonce vers mon visage, je le bloque avec mon avant bras gauche avant de frapper avec mon poing droit le visage de Shura, qui l'esquive sans problème. Je recule de quelques pas, esquivant un énième coup de genou et fait une roulade, en profitant alors pour me positionner derrière le Capricorne et lui connerie un coup de genou dans le dos. Il n'a pas le temps de se retourner et finit par tomber au sol. Néanmoins, il attrape ma jambe et me fait de même tomber. Il se relève, essaye de me donner un coup de pied mais je roule sur le côté et me relève moi aussi. Nous nous regardons en chien de faïence, près à se sauter dessus à la moindre occasion. Puis, il me saute dessus, me faisant tomber une nouvelle fois dans le sable et commence à me marteler de coups de poings. J'arrive à bloquer ses mains après une dizaine de coups et je le balance au sol. Je me relève avec difficulté. J'ai mal de partout, plein de sang dans la bouche et sûrement quelque chose de cassé. Shura n'en même pas large lui aussi, il a l'arcade sourcilière droite en sang, les lèvres coupées et du sang perle sur sa tempe gauche. Je le laisse se relever. Nous nous regardons une nouvelle fois, avant de nous sauter à la gorge. Il attrape mon bras avant de me tirer vers le sol. Je tombe une nouvelle fois au sol et ai juste le temps de voir son pied s'abattre sur mon visage. Je grogne de douleur et me relève, esquivant avec difficulté un deuxième coup de pied. J'abat mon poing sur son visage et frappe d'un coup de genou son ventre. Il lâche un nouveau juron et recule de quelques pas, pour reprendre son souffle. J'en fais de même et essuie d'un coup de main le sang qui coule le long de mon menton. J'ai la bouche en sang, c'est très désagréable... Soudain, Shura se jette sur moi, me plaquant au sol. Je lui crache au visage le sang que j'ai dans ma bouche, maculant son visage déjà blessé de mon sang. Il affiche une mine de dégoût, recule une nouvelle fois et essuie le liquide rouge que je lui ai craché dessus. Ma chemise en mène pas large mais je ne préfère pas l'enlever, tatouage oblige...  
-Tu vas voir...
-Je t'attends !
 
Il s'élance une nouvelle fois et je l'attends de pied ferme...
Le coup final à ce combat est finalement le mien quand, dans mon extrême fair-play, je frappe là où ça fait mal avec mon genou. 
-Coup bas ! s'exclame Angelo, qui n'avait pas pipé mot de tout le combat.
-T'as qu'à venir ! crie-je au Cancer, faisant tomber du sang sur mon débardeur noir couvert de poussière. 
-Non merci. J'ai envie de rester en vie... Moi, au moins, je ne suis pas suicidaire...
-Oh le pauvre, je lui fais peur ! ricane-je en lui tirant la langue et en faisant alors tomber une nouvelle fois du sang qui coule le long de mon menton.
 
Il ferme les yeux, remue ses lèvres... On dirait qu'il compte pour garder son calme.
Je me tourne vers Shura, allongé sur le sable, en train de reprendre doucement sa respiration et se tenant les côtes. 
-Désolée... Mais je te l'ai dit : Tous les coups sont permis dans un combat. Alors c'est la même chose dans un entraînement !
-Pas faux...
-Allez, viens !
 
J'attrape le bras qu'il me tend et l'aide à se relever, tout en grimaçant de douleur. J'ai hyper mal aux côtes... Nous retournons dans les gradins et je regarde d'un ½il méchant tout le petit monde.
-Ce n'est pas parce que je suis une fille que je suis faible ! Alors ça va bien deux minutes avec vos paris à la con ! Y'a personne qui a parié sur moi j'imagine !
-Si, nous !
 
Milo et Kiki sourient tous les deux, quelques billets dans leurs mains... Ça fait un peu chaud au c½ur de voir qu'il y en a qui me font confiance...
-Kiki m'a dit que tu te battais super bien, raconte Milo, il m'a affirmé que si je pariais sur toi, j'allais gagner !
-C'est gentil... Mais rendez l'argent. Je ne suis pas d'accord pour ce genre de chose. Les paris sont pour moi quelque chose qui ne devraient pas exister quand il s'agit de personnes, d'argent...
 
Le silence constitue ma seule réponse. Les deux garçons en face de moi décident de rendre l'argent gagné et je regarde la moue boudeuse du petit roux...
-Oh les mecs, je vous jure ! fait une voix qui m'est inconnue derrière moi.
-Qui est-ce ?
-Oh... ?
 
Enfin une voix féminine ! Je tourne sur moi même, à cent quatre-vingt degrés et regarde les cheveux blonds qui me font face... Hime...
-Bonjour !
-C'est donc toi la... nouvelle, si l'on peut dire ça comme ça ?
-Yeah ! Elena, tel est mon nom de folle furieuse !
-On comprend mieux pourquoi ses parents l'ont abandonné ! rigole Angelo.
-Angelo, ferme ta grosse gueule, dis-je le plus sérieusement du monde avant de me retourner vers Hime. Bon... Ce n'est pas la meilleure image que je donne de moi. Donc, je vais recommencer : j'espère que l'on deviendra vite amies !
-Moi aussi, je l'espère, dit-elle en souriant...
 
Ce que tu ne sais pas à ce moment là, ma chère Hime, ce que vous ne savez pas à ce moment là, c'est que tout est déjà prévu. Dans vos têtes, c'est un « Ouais, elle est là quelques temps... Un malheureux mois tout au plus et après, elle se casse... »
Mais je n'ai pas prévu ça, mes beaux. Oh que non, je vais vous faire chier encore longtemps !
- Bon, c'est pas tout mais elle où l'infirmerie ? fis-je à Shura pour que l'on puisse aller nous soigner.
 
On nous regarde avec de drôles d'air. Puis Milo nous montre le treizième temple et nous conduit à l'infirmerie avant de nous laisser aux soins de l'infirmière, une jeune femme aux longs cheveux roux qui lui arrivent en bas des fesses nous accueille et nous soigne tout en nous admistrant diverses pommades... 
-Enlevez votre haut, me demande l'infirmière. 
-Non.
-Pourquoi ?
- Parce qu'il y a un homme dans cette salle. 
-Ah...
 
Elle se tourne vers Shura et lui demande d'aller dehors, le temps qu'elle me mette le bandage qui doit recouvrir ma poitrine et mon dos. L'espagnol m'envoie un sourire, comprenant que je sois « pudique » et sors de l'infirmerie. 
Elisabeth, c'est le nom de l'infirmière, me regarde et soupire. J'enlève ma chemise, que je jette dans un coin de l'infirmerie, ainsi que mon débardeur.
-Oh !
 
Elle touche du bout des doigts mon tatouage. 
-Qu'il est beau...
-Merci...
 
Elle suit le trait noir, qui forme sur ma clavicule droite une Trinité Celtique. 
-Bon. Ce n'est pas tout mais je pense que je vis faire ton bandage, finit par dire Elisabeth. 
-Oui.
 
Elle bande tout mon torse et me demande d'appliquer pendant une semaine une pommade qu'elle me donne et ce tous les soirs et de changer tous les jours au même moment mon bandage, après la douche.
-Tu demanderas à Camus, me fait elle avant d'aller chercher Shura pour lui donner la même pommade ainsi qu'un rouleau de bandage.
 
Entre temps, je remets en vitesse mon débardeur crasseux et ma chemise. 
Puis, nous nous en allons. 
-Tu t'es bien battue, déclare Shura avec un demi sourire, alors que nous descendons les marches en direction du temple d'Aphrodite.
-Merci... Shu-Shu... fis-je au Capricorne avec un immense sourire.
 
Il s'arrête net, me regarde droit dans les yeux et toussote. 
-Ahem... Tu peux répéter ?
-Shu-Shu ! 
-Que... Quoi ?!
-Shu-Shu ! répète-je.
-Attends, tu vas voir !
 
Il se met à me courir après et je me mets à fuir l'espagnol. 
Nous nous arrêtons assez rapidement, douleur aux côtes obligent... 
-Bon... Si moi c'est Shu-Shu, toi ce sera Nana ! s'écrie Shura en me pointant du doigt.
-Okay... Shu-Shu...
 
Il grogne, avant de taper sur le haut de ma tête. Je me tourne vers lui, pour voir son visage. Un sourire gêné s'est dessiné sur ses lèvres et ses yeux... Ses yeux sont tristes... 
 

« Et toi, ce sera Shu-Shu !
- Shu-Shu ?
- Oui ! 
- D'accord... Eh bien toi, ce sera Nana.
- Ouaiiiis ! »
 
Je comprends pourquoi... 
-Pardon Shura... 
-Qu'est-ce qu'il y a ?
-Ah heu... Je sais pas ! 
-T'es vraiment bizarre toi...
- Je sais !  
 
Deux longs mois se sont écoulés. Deux mois où j'ai appris à mieux connaître un ancien monde que j'ai fréquenté... À le reconnaître, plutôt, corrige-je.
Mes « relations » sont... disons spéciales avec certaines personnes. Je me suis immédiatement liée d'amitié avec Hime et Milo. Je m'engueule toujours autant avec Angelo, même si j'étais sûrement la première à « apprécier » sa décoration de macchabées, au grand damne d'Aphrodite - qui m'entraîne tout le temps dans les boutiques et ce à mon plus grand désespoir. Mes discussions avec Camus sont toujours cordiales, chaleureuses, même si parfois froides, la faute à de terribles migraines qui l'attaque au moins une fois par mois. Mais on se taquine de temps en temps, si ce n'est assez souvent, et sachez qu'il est le premier à me réveiller à seau d'eau froide, quitte à me tuer par pneumonie, quand je décide de faire grasse mat' un week-end ! Il y a les autres, comme Shura -que j'ai décidé de ne pas appeler Shu-Shu trop souvent, faut pas lui faire honte- et sa patience légendaire parce que supporter le « couple des crustacés », c'est... Courageux. Juste bravo. Aiolia est un des « excités » de service, toujours à arriver pour mettre la bonne humeur ou juste faire chier le monde. Son grand-frère, Aioros, est en mode « je croque la vie à pleines dents ». Ce n'est pas de sa faute, après tout, il est mort trop tôt... Il y en a encore plein... Dohko, qu'on ne voit pas si souvent que ça - moi je dis qu'il y a du Grand Pope dans l'histoire - Aldébaran qui... sert de punching-ball aux entraînements... Mû et Shaka, qui sont tous les deux munis d'un calme hors norme. L'un pour supporter son élève turbulent - et je jure que pour une fois, ce n'est pas de ma faute ! - et l'autre pour supporter... tout le monde. Enfin, il reste H24 dans son temple à méditer et il a tout le temps les yeux fermés... Alors... Ah et n'oublions pas les jumeaux. Saga et Kanon. L'ancien schizophrène et le malade mental. Je sais qu'Hime est amoureuse de Saga - elle fait ce qu'elle veut, et de toute façon, je ne suis pas sa mère. Enfin, je ne le connais pas trop lui. C'est surtout avec le jumeau taré que je m'entends bien.
Eh non, je ne suis toujours pas partie ! Allez savoir pourquoi... Non, mais c'est vrai, je devais chercher mes parents sauf que je n'ai en aucun cas envie d'aller en Enfers... Eh oui, ils sont morts. Mais ça, personne ne le sait - pas encore...
Confortablement installée dans le canapé, je regarde Aphrodite et quelques autres - mais surtout Aphrodite - scruter les moindres faits et gestes de notre tout nouveau couple, soit celui d'Hime et Saga, qui se s'est créé dans la cuisine du temple. Et je peux vous dire que c'était absolument adorable 
-Hey, regardez les deux tourtereaux... chuchote Aphrodite.
-C'est vrai qu'ils sont mignons... finit par pouffer Deathmask.
-Heu... Qui êtes vous ?! demande Kanon en pointant du doigt le Cancer. Angelo et le mot « mignon »... Non, je ne préfère pas savoir...
-Hé ! Je ne te permets pas !
 
Je plonge mon nez dans mon verre de jus de fruit, tout en regardant du coin de l'½il Kanon et Angelo se poursuivre dans tout le temple des Gémeaux.
Une légère musique se fait soudainement entendre et j'indique d'un geste de la main que c'est pour moi.
-Elena, haut-parleur !
-T'es chiant...
 
Aiolia me tire la langue et je décroche, avant de mettre le haut-parleur. Le silence se fait, laissant un toussotement se faire entendre.
-Elena ? grésille une voix de l'autre côté.
-Yeah... Qui m'appelle ?
-Miaki.
-Oh, toi tu... fis-je à l'attention de mon interlocutrice, prête à en découdre. 
-Nan, rêve pas. Juste pour te dire qu'il faut pas chercher plus longtemps, ils sont morts. Tchao.
 
Elle raccroche tout aussi sec et le long « tut tut tut » résonne dans le salon.
-Heeeu...
-Elena, ça va ? tente la voix mal assurée de Milo. 
-...
 
Rien. Je ne ressens rien. Rien du tout. À part un vide intense et une sorte de... Soulagement... On ne joue plus pour ça... Plus de mensonge côté parents...
-Elena ?
- Je vais bien, marmonne-je.
-T'es sûre ?
-Mais oui, Kanon.
 
Je me lève du canapé, prend mon téléphone ainsi que ma veste et me dirige vers la sortie du temple des Gémeaux, en direction du temple du Cancer. 
-Je pense qu'il est temps pour moi de vous laisser, ajoute-je en me retournant, la gorge serrée. C'était vraiment sympa mais voilà, les recherches sont terminées, je ne vais pas vous importuner plus longtemps.
 
Ça passe ou ça casse, faîtes qu'il y en ai un qui insiste pour que je reste. Là, ça va jouer sur la chance. Oh oui, la chance...
-Et où est-ce que tu vas loger ? s'élève une voix.
-Je ne sais pas. Je ne peux pas retourner voir mes amis français et puis...
-Pourquoi ? rétorque Camus en fronçant des sourcils.
-Eh bien parce que... Je n'ai pas ma place avec eux, je réponds en haussant les épaules. Ils m'ont juste accueillie parce que j'en connaissais quelques uns, mais ce n'était juste que de la simple charité. Et je n'ai pas envie d'interférer dans leur... travail.
-Elena, tu t'en vas vraiment ? fait Hime d'une petite voix en avançant de quelques pas vers moi.
-Oui. Demain, je serai partie... Allez, salut.
 
Long silence. Ça casse. Bah, pas grave. J'irais squatter un appartement à Athènes...
-Hep hep hep !
 
On attrape mon bras et je me retourne pour faire face à Angelo.
-Alors de un, personne ne part. De deux, surtout pas toi !
-Et pourquoi ?
-J'l'ai encore dans le gosier, ce que tu as fait à mes têtes.
-C'était Feng-Shui !
-Feng-Shui mon cul ! J'ai pas pu dormir de la nuit !
-Ce n'est pas ma faute si tu as peur de tes macchabées qui ne sont affublées que de quelques moustaches, maquillages colorés et perruques en tout genre !
-Alors, tu restes là pour subir ma vengeance ! insiste-t-il.
-Donc, je pars !
-Non, tu restes ! crie enfin Milo. Bordel, reste ! T'as nul part où aller, et en plus, tu viens d'apprendre il y a à peine cinq minutes que tes parents sont morts. Je ne sais pas ce qu'il te faut de plus, mais je pense que ça suffit amplement comme justification pour que tu restes là ! Et d'ailleurs, au fait, ça ne te fait rien ?
-J'étais sûre et certaine de leur mort, finis-je par déclarer, lassée. Ils m'ont abandonnée, enfant, et là... Ça ne m'affecte pas. Mais alors, pas du tout.
-Reste avec nous !
-Et si je dis non, je reprends, tu m'assommes et m'enfermes ?
-Exact, affirme-t-il.
-Bon alors, je veux m'éviter des ennuis inutiles donc...
-Tu restes, déclare Camus. Fin de la discussion. Et si tu n'es pas d'accord, on demande à Athéna.
-Ok, je reste...
-Bah voilà !
 
Je souris, un peu gênée et remercie ceux qui ont insisté pour que je reste. Donc, ça passe. Comme quoi... Merci Angelo, pour avoir lancé le truc...
-Donc, tu tiens à moi toi, au fait ?
-Prends pas tes rêves pour des réalités, grince le Cancer. Je veux juste venger mes morts.
-J'aurais espéré !
 
Il grogne, se renferme dans sa bière et m'adresse une grimace des plus... Intrigantes. Mais bon, on sait tous que Monsieur à une réputation à tenir !
 
La tête contre la pierre froide du temple des Verseaux, je regarde sans bruit les lumières visibles d'Athènes. Je frissonne sous le léger vent de Novembre et resserre contre moi mon gros gilet.
-Toi aussi, tu peines à trouver le sommeil ? demande une petite voix.
-Oh, coucou Kiki... le salue-je. Eh non, je n'y arrive pas...
-Il paraît que t'as essayé de partir...
-Essayé, essayé...
-Ahaha, ricane-t-il, tu rentres ici en tant que résidente, tu ne pars jamais !
-Oui, c'est vrai... Tu vas où comme ça ?
-Au treizième temple ! Tu veux venir ?
-Volontiers.
 
Je me lève de la chaise, refroidie par ses multiples séjours sur la terrasse, et suis Kiki le long des escaliers menant à la demeure du Grand Pope. En passant par le temple des Poissons, on remarque tous les deux qu'il n'y a absolument personne.
-Aphrodite est chez Angelo, constate-t-il platement.
-Tu n'avais pas besoin de me le dire, Kiki, je l'avais deviné.
 
Nous continuons notre chemin et nous arrivons presque à bout de souffle au treizième temple. Nous entrons en silence avant de nous diriger vers l'immense escalier, puis vers l'aile gauche du temple, et ce sans prendre les escaliers qui mènent à la bibliothèque, au bureau et, si je me souviens bien, aux autres chambres, ainsi qu'aux appartements d'Athéna.
Du coin de l'½il, je regarde le trône en or et le long rideau, menant à l'immense statue d'Athéna. Rien n'a changé...
Tandis que nous marchons le long du couloir plongé dans le noir, une multitude de souvenirs me bercent. Au fond, il y a le « foyer », la salle commune. Le grand piano, les différentes banquettes avec les grands plaids et l'immense table en chêne où nous mangions tous nos repas...
Le long des deux murs parallèles, il y a des portes assez espacées, conduisant toutes à des chambres.
Je m'arrête devant l'une d'elle et effleure le bois du bout des doigts. Ma main glisse le long de la porte. J'attrape la poignée avant d'ouvrir.
Une douce odeur de muguet et de menthe glacée me monte au nez et j'inspire profondément. Cette odeur... Une multitude de souvenirs remonte et je me fais violence pour ne pas faire exploser mes émotions. 
-Kiki, si tu me cherches, je suis là ! dis-je au petit garçon qui continuait sa route.
-D'accord !
 
La chambre n'est pas totalement plongée dans le noir, la lumière lunaire se propage dans la pièce, faisant fuser de multiples rayons argentés... Mais ce n'est pas suffisant pour bien voir. J'actionne la lumière, cette fois-ci artificielle, et regarde une nouvelle fois la chambre. Rien n'a changé... Le lit qui m'a toujours semblé immense, les étagères remplies de livres en tout genre, la banquette contre la fenêtre, le bureau aux divers croquis et photos et les peluches. Je m'assois sur la banquette, regardant les douze temples qui s'étendent sous mes yeux et attrape un livre au hasard. Il s'agit d'un album photo...
-Hey ! s'exclame Kiki en me retrouvant.
-Hey.
-Tu fais quoi ?
-Album photo.
-Je peux regarder avec toi ?
-Oui, bien sûr.
 
Il s'assoit à mes côtés et j'ouvre l'album photo. Les clichés défilent sous nos
yeux. Certaines d'entre elles m'arrachent un petit sourire nostalgique.
-Regarde Milo et Camus ! s'écrie Kiki en désignation une photo.
 
Il s'agissait d'une photo de Milo et Camus, souriants, à la plage. Ils tiennent tous les deux la main d'une petite fille en robe blanche. Son genou droit est écorché et un immense sourire illumine son visage bien qu'il porte les traces d'anciennes larmes.
-C'était pas à la plage d'à-côté ?
-Si...
-Et... Avoue que ça te manque.
-Kiki, je n'ai pas envie de reparler, réplique-je un peu sèchement, en sentant les souvenirs remonter à la surface. Tu sais très bien que si je suis partie c'est que j'avais mes raisons, et que ce n'est pas de votre faute. Je vais rentrer. À demain.
 
Je ferme l'album photo vivement, le range en vitesse et embrasse la tempe du petit roux avant de partir d'un pas rapide.
Alors que je descends les escaliers, après avoir dépassé la demeure d'Aphrodite, une douleur absolument horrible fuse dans ma tête. Un sifflement sourd se fait entendre et j'ai beau poser mes mains sur ma tête, ça ne fait rien, j'ai mal à la tête.
-Elena ?
-Kiki ?
 
Le sifflement s'arrête tout comme il est venu.
-Tu vas bien ?
-Bien sûr.
 
J'adresse un sourire calme à Kiki avant de terminer ma route et de rentrer me coucher. Qu'est-ce que c'était que ça ? Est-ce que... Est-ce que c'est le début ? L'histoire ne recommencerait-elle pas... ? Oh oh...
 
*** *** ***
 
Les cris des morts se propagent lentement dans mes rêves. Je ne peux plus perdre, désormais, je ne veux plus les perdre...
 
 
Hey les gens ! J'suis de retour avec un chapitre corrigé, tout beau, tout neuf ! Comme d'hab, avis, commentaires, patati, patata...


Bizes, Ayumu~

Tags : Chapitre 2 - Fiction 2 - Saint Seiya

Chapitre 3 - Au delà de nos frontières 04/03/2017

 



Chapitre III - Et merde
 
Deux jours plus tard, mardi 8 novembre 2016...

- Je peux aller le réveiller ?
- Sois sympa Elena... D'accord ?
- Mais oui Camus !

Je me dirige à pas feutrés vers la chambre avant d'entrer sans bruit. C'est qu'il est mignon le Milo quand il dort... Mais bon, Camus m'a demandé de le réveiller, je vais le réveiller~
- On se réveiiiiille !!! Le Soleil brille, les oiseaux chantent~ !!!

Et je me jette sur le lit, sautant comme une folle sur le lit encore occupé.
- Mais t'es malade ?! hurle Milo en se réveillant en sursaut.
- Joyeux anniversaire !! ♥ dis-je avant de m'enfuir.
- Reviens ici !!! hurle une nouvelle fois Milo qui fait dégager la couette et commence à me courir après.

Et voilà comment faire sortir du lit un Scorpion paresseux ! Bon, j'ai quand même failli me faire tuer à coup de Scarlet Needle mais bon, OSEF... Parce que là, c'est en train de m'attaquer à coup de polochon !
- Reviens ici !!! crie une nouvelle fois le Scorpion, qui me court après à travers les appartements du Verseau.
- Tu te répètes~ ! fis-je à Milo en esquivant une nouvelle fois un oreiller.
- Reviiiiieeeeeens !!!
- Nooooooooooooon !!!

Et on court dans tout le salon, devant un Camus exaspéré. Et on court jusqu'à ce que l'on se prenne un seau d'eau froide.
- Voilà. Calmés ? fait Camus, blasé.
- Mais-euh, j'suis toute mouillée !! gémis-je.
- M'en fout !
- Tu veux me tuer ?! C'est çaaaaaaa ?! À coup de pneumonie ?! T'en a pas marre de me réveiller comme ça quand je fais une grasse mat' ?! Non ! Il faut que tu me mouilles ! Alors que je suis levée, prête, habillée ! Franchement, Camus, tu-
- Elena, on se calme, me coupe Camus en soupirant.
- Ouais parce que si c'est pas mon Camus qui te tue, ça va être moiiiiiiiiii !!! recommence Milo en faisant apparaître son aiguille.
- Milo, ça suffit !!! Allez vous changer ! MAINTENANT !!! hurle Camus, à bout.

On tressaute tous les deux et nous filons à la vitesse de la lumière -ce qui est à prendre au pied de la lettre pour Milo- nous changer. J'vous disais qu'ils voulaient me tuer !

Installés dans les « gradins » de l'amphithéâtre où nous nous entraînons tous, je regarde avec lassitude Aioros et Saga s'entraîner. Les deux anciens ennemis, devenus maintenant meilleurs amis -allez savoir pourquoi-, rattrapent le temps perdu... Treize ans à rattraper ! Treize !
- Aioros !!

Aiolia vient de crier. Je lève le regard, pour voir Aioros s'envoler et s'écraser dans le sable. On voit Saga se précipiter vers lui et le remettre sur pied, tout en se confondant en excuses. Le Sagittaire le rassure avec un grand sourire, alors que le Gémeaux continue de s'excuser. Ils remontent tous les deux avant de s'asseoir près du Lion qui se précipite sur son grand frère, couverts de plusieurs égratignures et de poussière.
- Oh Aiolia ! Arrête ! rigole Aioros. Je vais bien ! Regarde !
-Mais j'ai eu peur Aioros... T'as reçu pleins de coup et tout...
- Regarde ! Je vais bien ! Je suis en vie.
- Mais...
- Arrête Aiolia. Je ne suis pas mort. Ça suffit.

Aiolia baisse la tête, s'excusant, et je lâche un sourire gênée. J'ai l'impression de me voir avec James... James...
- Hey Nan' !
- Oui Kanon ?
- Tu t'entraînes avec moi ?
- If you want...

Je me lève d'un bond et rejoins le deuxième Gemini dans l'arène. J'entends Hime nous encourager. Elle est trop mignonne.
- Bon... Tu es prêt, Kanonichou ?
- Oui Ele- Attends, t'as dis quoi là ?! Kanoni... Chou ?!
- Ui !
- Tu... Mais tu vas mourir !
- Eh bah, j'attends que ça !

Kanon m'affiche un regard blasé et se précipite vers moi, prêt à me frapper au visage. J'attrape son poignet assez facilement mais ne voit pas son autre poing s'abattre dans mon ventre. J'ai le souffle coupé et manque de tomber. Je me rattrape assez difficilement et n'ai alors pas le temps de voir son pied rencontrer mon visage. Par contre, je le sens, ça c'est sûr ! Je tombe au sol et Kanon en profite pour frapper mes côtes. Comme quoi, elles sont maltraitées ici... La semaine dernière, j'étais encore à l'infirmerie avec des bandages autour de tout mon torse... Je vois une nouvelle fois son pied s'élancer vers mes tendres côtes et cette fois, j'arrive à esquiver. Je me relève le plus rapidement possible et envoie directement mon genou au visage du Gémeaux. Il grogne de douleur, avant de reculer de deux pas. Oui, je compte les pas. Ça pose problème ?
Je n'attends même pas la riposte de Kanon que mon pied vient rencontrer son menton. C'est ensuite mon poing qui vient s'entrechoquer contre sa mâchoire. Mais ce que je ne vois pas, c'est le coup de poing que Kanon m'envoie dans le ventre. Mais je le sens bien. Si mes côtes pouvaient parler, elles hurleraient de douleur et aussi contre moi avant d'appeler la PCM, soit la Protection des Côtes Maltraitées. Enfin, les côtes de Kanon aussi doivent être des « clientes » de ce service... Vu que je viens de balancer mon genou dans son ventre. On recule tous les deux, crachant un peu de sang. C'est moi ou chacuns de mes entraînement finissent à l'infirmerie ? C'est l'expérience des entraînements d'avant qui ressort ou comme ça se passe ?
Malheureusement, tant je suis perdue dans mes pensées, je ne vois pas Kanon me donner un coup de genou en plein dans le visage. Je tombe au sol et ne relève plus, le choc m'a totalement sonné. Ainsi, je déclare ma défaite contre le second Gémeaux, qui jubile comme un enfant.
- J'ai gagné ! J'ai gagné ! fait Kanon en sautillant près de moi.
- Kanon... Tu peux m'aider à me relever s'il te plaît ? demande-je à mon ami tout en lui tendant ma main qu'il attrape presque immédiatement.
 
Nous retournons dans les gradins, laissant ainsi Milo et Shura aller s'entraîner à leur tour.
- Ils sont où Saga et Aioros ? demande-je soudainement, constatant l'absence des deux Ors.
- Infirmerie, fait Hime. Aiolia n'arrêtait pas de lui dire qu'il était blessé donc ils y sont allés pour qu'il arrête. N'est pas, Aiolia ?
 
Hime regarde avec insistance Aiolia, qui nous défie du regard. J'en fais de même.
- Eh bien, nous allons nous aussi aller à l'infirmerie, dis-je finalement. Au moins, nous irons voir ton cher frère et aussi, nous allons soigner tout ça. Je n'ai absolument pas envie de voir la PCM débarquer chez moi.
- PCM...? La Protection des Côtes Maltraitées ? demande Kanon en se tournant vers moi.
- Oui ! Comment as-tu su ?
- L'instinct.
 
Je rigole silencieusement et nous partons tous les deux à l'infirmerie. Là bas, nous croisons effectivement les deux chevaliers qui discutent de tout et de rien. Elisabeth désinfecte leurs plaies, grommelant contre le sable de l'amphithéâtre qui comporte pleins de microbes et tout et tout...
- Bonjour Elisabeth !
- Bonjour Elena. Bon, vous aussi vous êtes un peu blessé... Venez, je vais vous mettre quelques pansements et je vais vous désinfecter vos plaies, à vous aussi.
 
Elisabeth s'occupe de nous, après avoir appliqué une pommade sur l'arcade sourcilière de Saga. Elle désinfecte nos plaies puis nous met quelques pansements.
- Bon... À ce que j'ai compris, c'est l'anniversaire de Milo aujourd'hui. Non ?
- C'est ça, approuve Aioros.
- Bien. J'ai appliqué un onguent pour accélérer la cicatrisation. Et comme ce sont de petites plaies, ça va aller plus vite. Donc, vous pourrez les enlever ce soir. Compris ?
- Compris ! Merci Elisabeth !
- Y'a pas de quoi Elena. Allez, maintenant, ouste ! fait Elisabeth en bougeant dans tous les sens ses bras, comme si elle chassait des mouches, avec une drôle de tête.
 
Nous sortons presque en courant du treizième temple et quand nous nous arrêtons, c'est pour nous mettre à rigoler.
- Ah putain, c'était quoi cette tête ?! s'esclaffe Kanon.
- Je sais pas ! On aurait dit un troll face ! rigole-je. Un troll qui a pris de la drogue !
- C'est to-ta-le-ment ça ! fait Aioros tout en faisant la même tête qu'Elisabeth.
- Vous allez me tuer... fait Saga en reprenant difficilement sa respiration.
- Ah bah chacun son tour ! grince Aioros.
 
On s'arrête tous les deux, pour voir Aioros fusiller du regard son ami.
- A... Aioros... Je...
- Avouons le, Saga. Tu n'as pas regretté ma mort...
- Aioros, qu'est-ce que tu racontes...?
 
Je vois Kanon froncer des sourcils et ses poings se serrent. Sa mâchoire se crispe et j'arrive facilement à lire dans son regard qu'il meurt d'envie de sauter sur le Sagittaire pour le tuer.
- Kanon... Calme toi... souffle-je au deuxième Gémeaux.
 
Personnellement, je n'écoute plus leur discussion. Le mot qu'a employé Aioros tourne en boucle dans ma tête... Mort... Mort... Mort...
Je m'en rappelle... Je le sais... Je le vois une nouvelle fois... Assis sur le rebord d'une fenêtre, les bras croisés sur sa poitrine...
L'image du Sagittaire me revient doucement en mémoire, comme un souvenir amer, laissant un goût âpre dans ma bouche. Je mords ma lèvre inférieure, la voix d'Aioros se souffle à mon oreille.
- Arrêtez.
- Elena ? Tu ne vas pas bien ?
- Arrêtez ! crie-je aux deux Chevaliers. Vous en avez pas marre de vous en foutre plein la gueule ?! Nan mais Aioros, soit sérieux deux minutes ! Saga est de un, ton ami et de deux, tu crois sérieusement qu'il l'a fait par plaisir ?! Nan mais oh ! Un peu de sérieux, Aioros ! On dirait vraiment un gamin là ! Ecoute, si t'es pas foutu de pardonner, eh ben va te faire foutre ! dis-je en criant les derniers mots en français.
 
Aioros me regarde avec de grands yeux, tandis que Saga baisse la tête.
- Aioros, franchement... Tu crois sincèrement que Saga ne regrette pas d'avoir tué son meilleur ami ? Qu'il ne regrette rien ? Tous ces morts ? D'avoir envoyé la moitié des Ors au cimetière ? Tu crois vraiment qu'il ne regrette pas ? Et tu ne crois pas qu'il ne regrette pas d'avoir fait parti de l'armée d'Hadès ? Non, tu n'en sais rien. Et toi, Aioros ? Où étais-tu ? Mort ? Tu penses ? Alors, pourquoi est-ce que tu n'as pas rejoint les autres ? Hein ? Peut-être qu'en fait, Saga ne t'a pas vraiment tué. Peut-être que tu n'as pas succombé à tes blessures, finalement. Donc, Aioros, avant de dire n'importe quoi comme ça, sans prendre en compte le ressenti de Saga qui a longuement regretté ses gestes et qui s'est demandé pourquoi il avait été ressuscité, refléchis un peu. T'es vraiment pas une flèche mec.
 
Mon ton est tranchant. Je lui crache à la gueule ce que Kanon aurait aimé lui dire. Une larme perle aux coin de mon oeil gauche et je l'enlève rapidement d'un coup de bras.
- Elena... Je suis désolé... Je...
- Ce n'est pas à moi que tu dois demander pardon, crache-je au Sagittaire. Bon, je vais y aller. Au revoir.
 
Je pars, suivie de près par Kanon qui ne veut pas voir Aioros, sentant son poing le démanger.
- Elena ?
- Quoi ?!
- Ahem... Pourquoi est-ce que tu parles en français ?
- Parce que je t'emmerde.
- Elena...
- Aioros est un con.
- Je sais.
- Voilà. J'y vais. Va rejoindre les autres.
- Et je leur dis quoi ?
- Que j'ai mal à la tête à cause d'un con.
 
Ce qui est le cas...
- Elena...
- Kanon, je ne veux pas en parler. D'accord ?
- Il s'est passé quelque chose avec Aioros ?
- Absolument rien. Bon, je peux y aller où ça te fait kiffer les interrogatoires à la con ?
- Non, c'est bon...
- Merci.
 
Kanon fronce des sourcils et moi, je pars limite en courant jusqu'au temple du Verseau. Arrivée là bas, je m'enferme dans ma chambre et me jette sur un cadre photo.
- Oh James, qu'est-ce que je vais faire ?
 
Bien sûr, il ne me répond pas... Saleté de cadre photo...
 

- Oh ! Merci Angie, dit Milo en sortant une bouteille du paquet cadeau !
- C'est pour se bourrer la gueule ! Eh, tu m'as appelé comment là ?!
- Laisse chou, c'est l'anniversaire de Milo, roucoule Aphrodite.
- Ouais bah anniversaire ou pas, on m'appelle pas Angie !
- Même moi ?
- Non mais toi, c'est différent... fit Angelo en prenant entre ses doigts le menton du Poissons.
- STOP !!! J'ai d'autres cadeaux à déballer et je n'ai sérieusement pas envie de voir vous embrasser !

Aphrodite soupire de façon théâtrale, soit en levant ses bras en l'air tel un comédien mourant dans une tragédie,  et se dirige vers la cuisine, pour aider Hime à emmener d'autres biscuits apéritifs ainsi que plusieurs boissons.
- Elena, tu viens nous aider ? me demande Hime.
- J'arrive !

Je me dirige vers les deux amis attrape deux bols vides qui n'attendent qu'à être remplis.
- Tu lui a pris quoi, me demande finalement Hime ?
- Oh... Eh bien... C'est... Surprise !
- Eh !

Je tire la langue à la blonde, qui s'empresse de me jeter de l'eau via le robinet.
- Mais-euh ! J'en ai marre d'être mouillée moi !
- Tu n'avais pas qu'à me tirer la langue !
- Pas ma faute si je suis malpolie.

Elle lève les yeux au ciel avant de retourner à son occupation principale. C'est pas tout mais je pense que ce serait bien que je les aide...

Après avoir distribué tout ce qui est chips, bière et tout le tralala, je retourne m'asseoir sur mon coussin et regarde les cadeaux défiler. La petite fête bat son plein, tout le monde est là -quoique, ils étaient obligés de venir...-

Milo est tout content, tel un enfant le jour de son anniversaire. Enfin, c'est encore un enfant et c'est son anniversaire, alors...

Une bouteille d'alcool -que je jugerais être de Rhum, merci l'expérience- de la part d'Angelo, des livres -signés Mû, Shaka, Dohko et Shura-, une autre bouteille -cette fois, je ne vois pas ce que c'est. Peut-être du rouge... Un Bordeaux ?- mais venant d'Aldebaran, un bon d'achat de la part d'Aphrodite, une initiation au saut à l'élastique des jumeaux -et une tentative de meurtre de Camus parce que « vous voulez le tuer les schizophrènes?! »-, un nouvel appareil photo d'Aiolia -paraît-il que l'ancien aurait été cassé par le Lion-, des films venant d'Aioros avec qui je me suis entre-temps réconciliée- et une découverte culinaire dans un restaurant assez connu d'Athènes -le Strofi Tavern, si j'ai bien compris- de la part d'Hime.
- Merci à vous tous ! Vous êtes TROOOOOP gentils !
- Manque plus que les cadeaux de Camus et Elena !

D'un accord commun, on tend deux paquets. Un gros et un petit. Milo s'empare de celui que je porte, soit le plus gros, et déballe le papier cadeau.
-  Sérieux, une peluche ?! grince Angelo.

Un ourson noir, au pelage doux au toucher et brillant, aux yeux rouges rubis et au n½ud de la même couleur que les yeux de Milo.
- T'expliques ? souffle Milo.
- Un jour, on m'a dit que tu aimais les peluches... Ou alors, j'en ai vu une bonne vingtaine dans ta chambre en passant par tes appartements il y a quelques jours pour aller chercher des piles... ricane-je en voyant le visage de Milo se décomposer.

Long silence. Très long silence. Ponctué d'un “Tu vas mourir” de Milo...
- Bon, cadeau de Camus ? toussote Aiolia, brisant le malaise qui s'est installé.

Le Verseau tend le petit paquet, un sourire mystérieux flottant aux lèvres. Tandis que son compagnon prend tout son temps à déballer son dernier cadeau, Camus garde son sourire qui ne dit rien qui vaille... Et dire que je suis la seule à savoir ce que c'est !
- Oh Camus... souffle Milo, au bord des larmes.

La bague en argent fait lâcher un petit sifflement d'admiration de Kanon. Le rubis et le saphir se mêlent parfaitement avec le métal, rendant le tout... Magnifique.
- Mais... Ça a dû te coûter une blinde !
- Ne t'en occupes pas.
- Mais...
- Et regarde ce qu'il a ton Camus ! dis-je au Scorpion, le coupant dans sa phrase.

Je désigne la main de Camus qui montre l'homologue de la bague de Milo.
Énième sifflement.
- Ouais, ça a dû te coûter une blinde !déclare Angelo.
- Normalement.
- Hum ?
- Ça ne vous regarde pas, déclare-je vivement. Mais oublie pas Camus que tu m'en dois une !
- T'inquiètes pas...

Il soupire bruyamment avant de sourire à sa moitié .
- Guimaaaaaaauuuuuve~, chantonne-je avec Kanon et Angelo !
- Oh ça va, on vous a pas sonné ! grince Camus en me lançant un regard noir.

On tire la langue sur un accord commun avant de voir une main s'abattre derrière ma tête.
- Aïe-heu ! T'es méchante Hime !
- Et toi une excitée. Si tu continues comme ça, je t'emmène faire les boutiques.
- Oh non, c'est bon, je...

Sonnerie de portable. Encore moi. Ils se sont passés le mot ou quoi ?
- Haut parleur ! crie Aiolia.
- Rêve pas. Je préfère me taper la pluie que remettre ce putain de haut parleur.

Je pars du temple du Scorpion avant de me poser contre les grandes colonnes de pierre et de décrocher.
~ Bon, j'espère que c'est important parce que... commence-je en français.
~ Bordeeeeeel !!!
~ Ah !

Je décale le téléphone de mon oreille avant de frotter avec peine la maltraitée.
~ Putain Yami ! Tu... Tu veux me rendre sourde ?!
~ Désolé... C'est que... Raaaaaaaah !!!
~ Qu'est-ce qu'il y a ?!
~ S'il te plaît, dis qu'on est pas seul...

Sa voix est soudainement hachée et coupée...
~ Yami... ?
~ Elena, ne les écoute pas. Jamais...
~ Yami ?
~ ...
~ Purée, tu me fais peur là !
~ Ne les écoute pas. Et si tu les entends, mets ta tête sous l'eau. Quitte à tomber malade. Ces voix vont nous rendre fous...
~ Yami...? Qu'est-ce qu'il se passe ?!
~ Elena, c'est pire que les hurlements. Ne les écoute paaaaaaa-
- Yami ?! Yami !!!

Plus rien ne répond et d'un coup, je panique. Vraiment. Beaucoup.
- Elena, ça va ?
- Ah Kanon...
- On t'a entendu crier...
- Désolée.
- Qu'est-ce qu'il se passe ?
- C'est juste que...

Un sifflement souffle dans mes oreilles, aussi brusquement que celui d'il y a deux jours. Donc, ce n'est pas qu'à moi que cela arrive... ?
- Elena ? T'as viré au pâle là...
- Je... Cinq minutes. Juste cinq minutes.
- Hein ?

Je lui mets mon téléphone entre les mains avant de me mettre à courir sous la pluie battante. Il a dit de mettre la tête sous l'eau. Heureusement pour moi, il y a la mer juste à-côté...
 
- Ah putain, c'est geléééééé !!

Je grimace de froid et me tortille pour sortir de l'eau. Bon, c'était pas la meilleure idée que de sauter de la falaise, pour me jeter dans l'eau mais bordel, j'entends plus ces... voix. Mais maintenant, j'ai froid.
- Elena ?!
- Oui ?

Je me tourne vers les deux têtes et lâche un soupir.
- Helloooo.
- Mais qu'est-ce que tu fous dans l'eau Elena ?
- Bah, je prends un bain nocturne !
- Elena, sors de l'eau, m'ordonne presque Shaka.
- Oh c'est bon !

J'émerge encore, mes vêtements me ralentissent.
- Yôsooooooo... Elena Yôso...
- Ah putain, ça recommence !! hurle-je en mettant mes mains sur ma tête, essayant de faire taire le sifflement qui courre dans ma tête.
- De quoi ?! Eh mais qu'est-ce que tu fais ?!

Je plonge tête la première sous l'eau et laisse l'air s'échapper de mes poumons.
Soudain, on me tire hors de l'eau et je regarde les yeux bleus de Kanon.
- Mais qu'est-ce qu'il t'arrive bordel ?! me demande Kanon qui me maintient hors de l'eau.
- Je... Désolée...
- Yôso... Elenaaaaaaa...
- Mais ta gueule !!
- T'es schizophrène ?
- Ahaha, très drôle...
- Elenaaaaaaa...
- Putain mais faîtes les taire !!
- Mais de quoi tu parles ?! me crie Kanon qui sens que j'essaye de remettre ma tête sous l'eau.
- Deux secondes... dit soudainement Shaka, posé.

Une vive lumière m'aveugle et un nouveau cri se propage dans ma tête avant de se taire.
- Ne me remercie pas...
- Merci Shaka...

Je regarde les deux hommes et suis Kanon hors de l'eau. Enfin, c'est plutôt lui qui me tire hors de l'eau...
- Elena... commence le second Gémeaux.
- Ecoutez, je n'ai pas envie d'en parler. Je ne sais même pas ce qu'il s'est passé...
- Tu pourrais au moins nous dire... fais Shaka avec un demi-sourire.
- Quoi donc ?
- Voyons Elena, tu pourrais bien expliquer pourquoi tu as fait croire à tout ça ?
- Tu peux m'expliquer Shaka ?
- Je sais parfaitement que tes parents sont morts il y a de cela une dizaine d'années. Donc, tu vas me dire pourquoi tu as fait tout ça, Elena Yôso...
- Pardon ?! fais Kanon, ne comprenant rien à ce qui se train de se passer.
- Ah... Eh bien... Monsieur l'homme le plus proche de dieu m'a démasqué ! ironise-je.
- Elena, c'est quoi cette histoire ?!
- Je ne sais pas si on t'a raconté mais il y a un peu plus de dix ans, nos amis les chevaliers ont recueillie lors d'une mission une petite fille. Et un jour, elle s'est barrée. Et là, elle est revenue.
- Elena ou l'art d'expliquer dans les grandes lignes.
- Si un jour tu veux que j'te dise toute l'histoire en long, en large et en travers, tu m'appelles.
- Ok...
- Mais là, j'ai sommeil alors y'en a un qui me rattrape~

Et voilà comment on perd Elena qui s'écroule de fatigue. Tout ce que j'entends, ce ne sont que des « Hé !!! » vaseux...


Externe~
Kanon attrapa la masse inconsciente qu'était son amie et soupira.
- Explications. Maintenant.
- De ?
- De un, comment t'as su qu'elle était c'te gamine que vous avez recueillie ? De deux, c'est quoi ce délire ?!
- De un, je l'ai su grâce aux habitudes de la vie avec elle et parce que mon cher je médite. Eh non, je ne dors pas ! De deux, je ne peux pas te le dire car je n'ai pas la réponse. Il faudra lui demander mais elle, c'est comme apprendre à une pierre à nager.
- Ah ouais... Je la ramène ?
- Oui. Je vais prévenir les autres... Je pense que Camus va devoir abandonner son Scorpion pour aller s'occuper de la future malade... Ah la la, même des années plus tard, elle apporte quand même des ennuis...
- Ça devait être un sacré phénomène.
- Je ne te le fais pas dire... Je ne sais pas si c'est pire maintenant ou avant...
- Quand même !

Ils se mirent tous les deux à rire avant de continuer le chemin jusqu'au temple du Verseau. Là-bas, Kanon arrêta sa route et laissa Shaka informer les autres de ce qu'il venait de se passer, omettant de parler de leur « discussion »

Kanon~
Après avoir couché Elena, je sortis du temple du Verseau pour rentrer chez moi. Sur le chemin, je croise Camus.
- Ah ! Finalement, tu vas t'occuper d'Elena ?
- Obligé... J'imagine qu'elle est allongée sur son lit, complètement trempée...
- Bien vue Camus !
- Pff... Elle fait chier celle la. moi qui comptait passer une soirée bien tranquille avec Milo, la voilà qui fait une baignade dans la mer et on ne sait même pas pourquoi ! Et dire qu'en plus, elle reste ici ! Bon, bonne nuit Kanon et à demain.
- À demain...
 
Camus pousse un long soupir et continue son ascension. Je l'entends encore pester contre Elena mais j'ai vu son regard. Il est inquiet pour elle et je sais qu'il tient à elle...
Mais quand même... Cette histoire, c'est n'importe quoi... Elle entend des voix à s'en rendre malade et ne veux même pas nous dire pourquoi. Mais vu sa tête, ce n'est pas de la démence. Pas comme Saga. Comme si... Quelque chose essayait de la rendre folle. Comme si quelque chose se tramait... J'aime pas ça. J'aime vraiment pas ça.
 
*** *** ***
 
Et maintenant, je suis malade. Et merde. Et Shaka m'a reconnue. Et merde. Et Kanon sait tout. Et merde. Et puis, j'ai le nez qui coule. Et merde. Dois-je citer d'autres choses qui méritent mes « Et merde »  ou merde ?
 
*** *** ***
 
Bonjour les gens !
Comment que ça va ?
Bien ?
FAN.TA.STI.QUE !!
Ok... Je me calme...
Bon, qu'est-ce que vous en avez pensé, de ce chapitre 3 ? Ahaha~
Dîtes moi tout en commentaire !  

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